AIBD-SA : La direction répond à l’intersyndicale et prône le dialogue

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MISE AU POINT
La Direction Générale de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD SA) a pris connaissance, avec toute l’attention requise, de la déclaration rendue publique par l’Intersyndicale STDS, SYNATRACS, portant sur la situation de AIBD SA, sa gouvernance, sa politique sociale et les conditions de travail de ses agents.
Compte tenu de la place stratégique de AIBD SA dans l’architecture du transport aérien national et de la portée de certaines affirmations, la direction générale de AIBD-SA tient à faire valoir son droit de réponse pour lever toutes équivoques sur la réalité de la gestion au quotidien de AIBD-SA.
Le dialogue social, clé de voute d’une gouvernance transparente, inclusive et vertueuse a toujours été le fil conducteur de notre démarche, et cela en anticipation d’éventuelles incompréhensions, tensions ou crises au sein de la boite. L’attachement du Directeur Général au dialogue social est une constante et cela nul ne peut le nier au sein de AIBD-SA, d’autant plus que la Direction Générale répond toujours avec diligence à toutes les audiences sollicitées par les partenaires sociaux.
I. SUR L’HARMONISATION
L’harmonisation (opération qui consiste à unifier les différents statuts des agents de AIBD-SA) est le fruit d’une intelligente coopération entre les partenaires sociaux et la Direction Générale. Elle a été conduite avec tous les partenaires sociaux. Le consensus y a toujours prévalu jusqu’à la validation par le conseil d’administration.
C’est ainsi que ledit conseil a souverainement décidé qu’il sera mise en pratique après le plan social.
Le plan social est une directive du conseil interministériel que la Direction Générale devra mettre en œuvre dès la disponibilité des fonds nécessaires. Le Directeur Général et les services habilités l’engagerons avec rigueur, sans discrimination et en parfaite intelligence avec les partenaires sociaux, et cela avec générosité et compréhension.
L’intérêt de AIBD-SA, convenons-en, devra toujours primer sur les préoccupations individuelles, sur les ruses et les subterfuges pour se soustraire du Plan social.
II. SUR L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS DES DÉLÉGUÉS DU PERSONNEL
Contrairement à l’allégation d’un report unilatéral, la Direction Générale a très tôt engagé, l’ensemble des diligences requises par le Code du travail et les textes réglementaires en vigueur. Plusieurs réunions de concertation ont été tenues avec les organisations syndicales.
Les deux organisations syndicales majoritaires nous ont officiellement saisi pour solliciter le report du scrutin, afin de permettre un examen serein des enjeux liés à la réorganisation de l’entreprise. La décision du report ne saurait, dès lors, être présentée comme une initiative unilatérale de la Direction Générale.
Le 9 juillet 2026, la Direction Générale, sans demande syndicale préalable, a organisé l’élection de l’Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration, dans des conditions unanimement reconnues de transparence et de régularité.
III. SUR L’ASSURANCE MALADIE DES TRAVAILLEURS
La protection sociale des agents constitue naturellement une préoccupation majeure de la Direction Générale. Une assurance de qualité disponible pour tous les ayants droit est une exigence. A l’issue d’un appel d’offre ouvert, un prestataire a été retenu pour une durée de trois années renouvelable chaque année par tacite accord.
Confrontée aux difficultés signalées dans la mise en œuvre du dispositif, le Directeur Général a adopté une démarche de gestion responsable, consistant à identifier les insuffisances, à les notifier formellement à l’assureur et à exiger de celui-ci des réponses précises ainsi qu’un plan détaillé de mesures correctives. Cette démarche a produit des résultats probants, la SAAR a procédé à une extension substantielle de son réseau de prestataires dans les différentes régions, et une mission de suivi de l’assurance maladie a été mise en place avec l’implication des parties concernées.
Les données arrêtées au 31 août 2026 sont, à cet égard, encourageantes sur 801 bénéficiaires, seuls 34 ne disposent pas encore de leur carte, principalement en raison de dossiers incomplets, le traitement des demandes de remboursement et de prise en charge a par ailleurs enregistré des progrès significatifs. La Direction Générale demeure consciente que certains aspects sont à parfaire et comprend aisément qu’une politique sociale sérieuse ne consiste pas à nier les difficultés, mais à les mesurer, à les corriger et à en prévenir la récurrence.
Pour information, ce nouveau contrat nous fait économiser 500 millions par année respectant les mêmes exigences et les mêmes services offerts aux agents de AIBD SA. A noter que tout a été conclu dans le respect strict des procédures applicables en matière de passation des marchés, et la Direction Générale n’a jamais pris la décision d’y mettre fin.
la Direction Générale de AIBD SA ne saurait point cautionner des pratiques innommables favorisant des prises d’intérêts indus et un alourdissement des charges de l’entreprise.
IV. SUR LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES ET LE DÉVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN
La politique des ressources humaines au sein de AIBD SA procède d’une exigence constante de maîtrise des effectifs et de la masse salariale, sans jamais compromettre les compétences indispensables à la sécurité et à la continuité des activités aéroportuaires. C’est à ce titre que les contrats à durée déterminée arrivés à terme n’ont pas été renouvelés. Les recrutements ne sont autorisés que par le conseil d’administration.
Une entreprise aéroportuaire n’apprécie pas ses besoins au seul nombre de postes, elle tient compte de la criticité des métiers, des exigences réglementaires, des impératifs de sécurité et de la continuité du service. Ainsi, tout en maintenant les efforts de rationalisation et de réduction des charges de fonctionnement, AIBD SA a organisé un concours interne ayant permis la transformation de dix-neuf (19) agents en pompiers d’aérodrome, dont la formation entièrement prise en charge par AIBD SA a été assurée par l’AIMAC l’école de formation aux métiers de l’aviation civile de AIBD SA.
A ce jour tous les arriérés de paiement antérieur à notre arrivée et portant sur les factures des écoles du Maroc, EAMAC du Niger et ERSI du Cameroun où AIBD avait envoyé ses agents ont été réglés contrairement aux allégations infondées relayées dans la presse.
La même logique a présidé au recrutement et à la formation des contrôleurs de la circulation aérienne, répondant à des besoins opérationnels et stratégiques directement liés aux missions de l’entreprise.
AIBD SA ne recrute donc pas pour recruter, elle va recruter sur autorisation de son Conseil d’administration lorsqu’une compétence critique est nécessaire à l’accomplissement de sa mission.
Dans un secteur aussi exigeant que l’aviation civile, certaines compétences ne s’improvisent pas, elles s’anticipent, se forment et s’entretiennent dans la durée. Investir dans ces métiers, c’est investir dans la sécurité, la souveraineté opérationnelle et la pérennité de l’outil aéroportuaire national.
Avec notre académie AIMAC, La Direction Générale va lancer cette semaine une nouvelle opération de redéploiements pour 70 agents vers des métiers cibles indispensables à AIBD SA. Une stratégie en interne sur concours qui permet d’éviter à certains de nos agents la précarité liée au plan social.
V. SUR LA VISION ET LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
La Boussole de AIBD SA est : les états généraux du secteur, les directives issues du conseil interministériel et le plan stratégique de développement PSD de AIBD SA adopté par son conseil d’administration.
Depuis la prise de fonction du Directeur Général, une dynamique de développement fondée sur une approche pragmatique et progressive, ouverture de l’aéroport de Ziguinchor, maintien des emplois, renforcement des métiers de sécurité, formation et recrutement de compétences spécialisées, consolidation du réseau aéroportuaire national a été engagée.
Le certification de l’aéroport de Cap Skirring a été consolidé et nous avons fortement contribuer au rehaussement de la note du Sénégal par l’OACI. A ce niveau, le Sénégal a été honoré par deux distinctions lors de la 42ième assemblée de l’OACI pour ses performances en matière de sûreté et de sécurité. Nous avons réalisé le transfert de la navigation aérienne de l’aéroport de Saint Louis à l’Asecna. Et bientôt à la suite de Ziguinchor et Saint Louis, un autre aéroport flambant neuf celui de Ourossogui-Matam viendra enrichir AIBD SA.
Depuis la création de LAS le gestionnaire de l’aéroport de DIASS et la signature du contrat de concession, il n’y a jamais eu de revoyure du contrat de concession prévue tous les 3 ans. Les bien-pensants et autres pourfendeurs étaient tous là. Personne ne les a entendu exiger la tenue de cette revoyure. Pendant 9 années, aucune initiative de cet ordre n’a été enclenché. C’est le Directeur Général et ses équipes qui ont pour la première fois engagé cette revoyure qui va très bientôt se terminer.
On ne les a pas entendu les pourfendeurs autoproclamés lorsque plus de 600 personnes ont été recrutés. Ils étaient muets et aphones lorsque AIBD SA ployait le genou sous le coup des contrats toxiques et des recrutements au pifomètre. Cette complicité passive ou active ne peut être caché ou effacé par un tour de passe-passe et une prise de conscience sélective et tardive.
Depuis notre arrivée nous payons des factures qui vont de janvier 2006 à mars 2024. Ces dettes toxiques que personne n’avait voulu dénoncer nous valent aujourd’hui des ATD et beaucoup de procès. Nous avons à ce jour perdu plus de 5 milliards sur des transactions et contrats antérieurs à notre arrivée.
Malgré toutes ces difficultés, nous tenons et continuons de payer nos dettes et d’assainir nos finances. Les états financiers de AIBD SA que nous ne pouvions certifier à cause de ces contrats toxiques sont en passe de l’être grâce à l’accompagnement bienveillant et efficace du conseil d’administration et de nos autorités.
Les efforts de rationalisation sont probants. Ils ont pour noms :
– 360 millions d’économies sur le carburant. Il est inconcevable qu’une structure sous perfusion puisse avoir un budget carburant à plus d’un milliard l’année.
– 144 Millions d’économies sur la téléphonie.
– Plus de 200 millions sur les voyages (on voyage moins et plus efficacement avec des délégations au strict minimum contrairement au passé).
– Un marché d’achat de véhicules pour les missions et le transport journalier des agents va fermer la saignée de plusieurs centaines de millions sur les locations de véhicules.
– La fin de prises en charge sur la plateforme loin de notre cœur de métier qui pouvaient coûter 900 000 millions l’année ont été stoppées.
– L’immeuble de Keur Gorgui qui nous coutait 201 millions l’année a été abandonné et nous travaillons à la construction du nouveau siège de AIBD SA.
Nous avons finaliser avec notre partenaire un projet de champ solaire de 18 mégas avec 50 mégas de stockage sur DIASS afin d’être autonome à 100 % en matière d’énergie. Un autre champ solaire de 200 mégas suivra pour les aéroports régionaux.
Nous portons aussi un projet de centre médical d’urgence qui, s’il se réalisait, va absorber le trop plein de AIBD SA tout en offrant aux acteurs de la plateforme aéroportuaire une prise en charge médicale de qualité internationale.
La vision portée par la Direction Générale ne saurait se résumer à l’énumération de projets. Elle consiste à bâtir un opérateur aéroportuaire capable de maîtriser ses charges, de sécuriser ses opérations, de développer ses compétences, d’accroître ses revenus et de contribuer efficacement à la politique nationale de transport aérien. C’est cette vision qui guide les décisions prises par la Direction Générale.

Pour la direction Générale

Le Directeur Exécutif en charge de la communication
Ahmadou Bamba FAYE

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