À Ndieugueur , près de Saint-Louis, des montagnes de sel blanchissent sous les bâches. Mais faute de moyens, les salicultrices n’arrivent plus à les transporter ni à les transformer. Investissements bloqués, marché en berne, ressource qui se raréfie : l’activité est au point mort depuis plus de deux ans. Certaines productrices ont investi plus de 500 000 F CFA pour acheter la matière première qu’elles n’arrivent pas à écouler. Découragées, plusieurs femmes ont quitté le secteur.
Dans la zone, la ressource se fait de plus en plus rare. La baisse des quantités disponibles fait grimper les prix et complique davantage le travail des femmes qui sont obligées de dépenser encore plus pour assurer la transformation à « ngaye-ngaye » . Côté extraction, la pénibilité du travail se double de risques sanitaires liés à la méthode ancestrale toujours utilisée au niveau du site. Aujourd’hui, les salicultrices de Ndieugueur lancent un cri d’alarme. Elles plaident pour des financements afin de relancer l’activité et pour le dragage du site afin d’accéder à de nouvelles zones d’extraction. Pour elles, ce sont les seules conditions pour redonner de l’espoir à un secteur qui traverse aujourd’hui ses moments les plus difficiles.
Ami Gueye.





