Saint-Louis : Un plan d’action pour des frontières connues et sécurisées présenté

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La Commission régionale de Gestion des Frontières de Saint-Louis a présenté, ce mardi 14 juillet 2026, le contenu de la Politique nationale de Gestion des Frontières, la PNGF.

Selon les autorités, l’objectif de cet instrument est de faire des zones frontalières des espaces de paix, de sécurité et de développement, conformément à l’Agenda « Sénégal 2050 ». La PNGF s’étalera sur une période de dix ans, répartie en deux phases : 2025-2029 et 2030-2034.
Elle repose sur six axes stratégiques : la délimitation et la démarcation, la gouvernance sécuritaire, la coopération transfrontalière, le développement des zones frontalières, la gestion des mobilités, des migrations et du commerce transfrontalier, et le renforcement des capacités des acteurs.

Pour le Professeur Mohamadou Mountaga Diallo, spécialiste en gouvernance des frontières et consultant de la Commission nationale, cette politique fait suite à la recommandation de l’Union africaine aux États membres de se doter d’un cadre de gouvernance des frontières.

« Elle a été conçue de manière participative avec l’ambition de mieux connaître les frontières du Sénégal, mais également d’améliorer de manière substantielle les conditions de vie économiques, sociales et sécuritaires des populations », a-t-il expliqué.

La région de Saint-Louis, avec ses quatre types de frontières, aérienne, fluviale, maritime et terrestre, concentre des enjeux majeurs.
« Le Sénégal estime qu’on ne peut pas développer les zones frontalières sans les connaître. À Saint-Louis, la frontière terrestre est déjà connue et a été démarquée par une commission mixte en juin 1971. En revanche, les frontières fluviale et maritime ne sont pas suffisamment démarquées. L’un des enjeux de cette politique, c’est justement de finaliser ce processus de matérialisation, souvent source de tensions entre le Sénégal et la Mauritanie », a-t-il conclu.

Présidant la cérémonie, le gouverneur Al Hassan Sall a réaffirmé l’engagement de l’État dans ce cadre.
Pour lui, l’approche gouvernementale se décline en quatre volets : impliquer les communautés, renforcer les infrastructures dans les localités transfrontalières, assurer le développement territorial avec une implication réelle des collectivités, et garantir la sécurité à travers une présence marquée des forces de défense et de sécurité, de l’armée, de la police des frontières, de la douane et des services civils.
« Nous sommes dans la région de Saint-Louis, frontalière avec la Mauritanie, et nous savons tous que la gestion d’une région frontalière est différente de celle d’une région qui ne l’est pas », a-t-il déclaré.

Le chef de l’exécutif régional a assuré que toutes les dispositions seront prises pour que « cette politique soit appliquée, que la paix règne, que les échanges soient fluides et que les populations puissent vaquer tranquillement à leurs occupations ».

La Commission régionale de Gestion des Frontières de Saint-Louis a également validé son plan d’action 2026.
Ami Gueye.

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