Covid : le variant Omicron fait souffler un vent de panique sur la planète

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La découverte d’un nouveau variant en Afrique australe provoque une panique mondiale. De nombreux pays ont annoncé un renforcement des mesures anti-Covid-19. Omicron, c’est le nom du nouveau variant, porteur de nombreuses mutations, a provoqué la chute des places financière dans le monde. Le cours du pétrole n’a pas échappé à ce phénomène. Après la Belgique, le Royaume-Uni et l’Allemagne annoncent l’avoir détecté sur son sol.

Depuis plus de 24 heures, les décisions de fermer les frontières aux vols en provenance d’Afrique australe, et d’Afrique du Sud en particulier, se multiplient. Les États-Unis, le Canada et le Brésil ont ainsi décidé de suspendre les vols en provenance de cette région.

De nombreux pays européens ont pris la même décision, alors que des cas ont été détectés sur le Vieux Continent. Le premier cas a été révélé en Belgique, sur un voyageur qui revenait d’Égypte ; un cas « suspect » a aussi été détecté en Italie, un patient venant du Mozambique dont les analyses doivent encore être affinées. Un autre cas « suspect » est signalé en Bavière, en Allemagne, en provenance d’Afrique du Sud.

Désormais, c’est le Royaume-Uni qui communique : deux cas du variant Omicron ont en effet été dépistés chez des personnes « liées à un voyage en Afrique du Sud », a expliqué ce samedi le ministère britannique de la Santé. « L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a confirmé que deux cas de Covid-19 comprenant des mutations compatibles avec B.1.1.529 ont été identifiés au Royaume-Uni », peut-on lire dans le communiqué. Ces personnes et les familles sont à l’isolement.

Inquiétude en Hollande autour de deux vols

Entre-temps, 61 passagers de vols en provenance de Johannesburg, en Afrique du Sud, ont été testés positifs au coronavirus à leur arrivée à Amsterdam, aux Pays-Bas, et des recherches sont en cours pour savoir s’il s’agit du nouveau variant.

Les autorités néerlandaises ont des inquiétudes très sérieuses, relate notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Les deux vols sont arrivés vendredi à Amsterdam Schiphol et les tests PCR de 531 passagers se sont révélés négatifs. Ceux qui étaient en transit ont donc pu poursuivre leur voyage, tandis que les 61 autres observent désormais dix jours de quarantaine dans le pays.

Les passagers testés positifs sont actuellement dans un hôtel de Schiphol même, et les autorités néerlandaises ont entamé un réexamen, dans l’espoir d’infirmer la présence de ce nouveau variant Omicron dans leur test PCR, voire sérologique. Les autorités sanitaires néerlandaises demandent parallèlement à tous les voyageurs de retour d’Afrique du Sud, dans les dix derniers jours, a priori, de se faire retester, alors que les vols sont interdits, pour les Pays-Bas comme pour d’autres.

Tous les passagers qui sont arrivés depuis vendredi ont été enfermés dans leur avion pendant des heures et des heures, puis dans des hôtels, avant de pouvoir quitter l’aéroport.

De plus en plus de pays prennent des mesures

Ailleurs dans le monde, la Russie compte également appliquer des restrictions pour les vols en provenance d’Afrique du Sud et des pays voisins, tout comme certains pays du Golfe, tandis que le Japon compte durcir les conditions d’entrée sur son territoire avec dix jours d’isolement à respecter. Des réactions dénoncées par le ministre sud-africain de la Santé qui les juge injustifiées et qui les met sur le compte de la panique.
Premier report annoncé : la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce. Après une réunion d’urgence de ses 164 membres, l’OMC a décidé d’un report sine die de sa 12e conférence. Elle devait se réunir à Genève à partir de lundi, environ 4 000 participants dont des chefs d’Etat et plus d’une centaine de ministres étaient attendus. Cela devait être la première réunion ministérielle de l’institution depuis 4 ans. En juin de l’année dernière, le Covid-19 avait déjà empêché la tenue de ce rassemblement.

L’Organisation mondiale de la santé doit débattre la semaine prochaine d’un éventuel traité pandémique. Suite aux décisions qui seront prises, la tenue de deux autres grandes réunions, l’une sur la finance durable et l’autre sur les systèmes d’armes létales autonomes, pourraient elles aussi être annulées.

Cours des Bourses : tout le monde n’est pas perdant

Les Bourses du monde ont fermé en nette baisse vendredi suite aux annonces concernant le nouveau variant. Les indices européens ont subi leurs pires séances depuis plus d’un an : Paris a chuté de 4,75%, Londres de 3,64%, Francfort de 4,15% et Madrid de 4,96%. Pour Paris, c’est même la pire séance depuis mars 2020 lors de l’instauration du premier confinement.

Si les secteurs de l’aéronautique sont parmi les grands perdants (-11.49% vendredi soir pour Airbus) ce n’est pas le cas de l’ensemble des indices, explique Gabriel Giménez Roche, professeur associé en économie à NEOMA Business School : « Les métaux précieux, comme d’habitude, mais les cryptomonnaies et toutes ces valeurs refuges ou valeurs alternatives, aussi, vont prendre de la valeur. Tout ce qui peut sécuriser les investisseurs – les valeurs traditionnelles, comme les métaux ou certaines actions un peu plus traditionnelles – vont perdre moins de valeur. Cela va effectivement se valoriser. »

Les actions pharmaceutiques seront plus résistantes à ce genre d’annonce, parce que de la même façon qu’on s’attend à un arrêt du commerce international, à une vulnérabilité du secteur touristique, aéronautique, transports en général, pour les pharmaceutiques c’est tout le contraire. Comme elles font partie de la solution, évidemment, on anticipe que ces entreprises gagneront avec une situation, une recrudescence de la pandémie. Les investisseurs vont anticiper des recettes supplémentaires pour ces entreprises-là, et donc, cela répercute encore une fois sur le cours de bourse de ces actions

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