Me Baboucar Cissé, avocat de l’Etat : « nous sommes déterminés à défendre les intérêts de l’Etat »

0
194
Le procès de Khalifa Sall est renvoyé sitôt commencé, au 3 janvier 2017. Me Baboucar Cissé un des avocats de l’Etat s’est prononcé au micro de Rewmi fm. Nous vous proposons sa réaction en intégralité.
 « Le dossier a été enrôlé dans une audience ordinaire et non dans une audience spéciale.  »  Vous avez vu le rôle du tribunal, il y’a 103 affaires qui ont été enrôlées, et l’affaire Khalifa Sall est la 100 ème. Compte tenu qu’il s’agit d’une affaire nouvelle, d’ordinaire, le tribunal renvoi. La loi permet le renvoi à 3 reprises lorsque le tribunal l’estime nécessaire. C’était le cas, et le tribunal l’a renvoyé au 3 janvier en audience spéciale. Ce jour-là, l’affaire sera évoquée dans une autre salle. Parce qu’il faut retenir que la justice est rendu au nom du peuple sénégalais, et il est bon que le peuple puisse assister aux audiences pour pouvoir se faire une idée de ce qui se passe dans ce dossier ».
 
« La défense dit que l’avis d’audience n’a pas été délaissé aux avocats des prévenus. Mais, il faut retenir que ce n’est pas sanctionné par la loi. La loi ne sanctionne pas l’inobservation de cette formalité. D’autant plus qu’à la première évocation de cette affaire, les avocats étaient présents, et ils sont venus en masse. Par conséquent, ils ont été informés. L’avis d’audience c’est de porter à la connaissance des avocats, or, si les avocats se présentent et qu’ils sont là en masse, en ce moment, je ne pense pas que cette formalité-là soit nécessaire. »
« On ne peut pas être contre le renvoi »
  » Par rapport au dossier comme l’a dit le Président, c’est un droit. Les avocats de la défense, aussi bien les avocats de la partie civile, nous n’avons pas reçu de dossier. Le dossier est entre les mains du parquet. C’est le parquet qui enrôle et remet au tribunal. A la date du renvoi, le parquet reprend le dossier. Parce que c’est lui qui a la gestion du rôle. Le Président a estimé que c’est un droit qui est valable pour les deux parties. Le dossier doit être mis à leur disposition. On ne peut pas être contre le renvoi. C’est une affaire qui vient pour la première fois mais, au 3 janvier, je pense que toutes les dispositions seront prises pour la tenue de l’audience. »
Contestation de Me El Hadj Diouf
 
« Sur la contestation de Me El Hadji Diouf, pour le moment, elle n’a pas encore été développée. Elle le sera à la date du renvoi parce que Me Diouf était député et son mandat n’a pas été renouvelé. Et la loi dit que l’avocat qui fut député ne peut pas se constituer contre l’Etat. Même s’il ne l’est plus, il y’a un délai qui doit observer. Et, il ne l’a pas observé. L’inobservation de ce délai entraîne des sanctions. C’est pourquoi cette question a été évoquée mais pas encore développée. En tout état de cause, nous sommes déterminés à défendre les intérêts de l’Etat. »
Cheikh Moussa Sarr rewmi.com

LAISSER UN COMMENTAIRE