AFFAIRE ME SEYE : APRÈS 23 ANS DE SOUFFRANCE QUI SONT LES COMMANDITAIRES DE L’ASSASSINAT ?

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Ce digne fils de la ville de Saint-Louis  est assassiné  le 15 mai 1993, vingt-quatre heures après la proclamation des résultats des élections législatives du 9 mai, qui donne une large victoire au Parti socialiste, au détriment du PDS que dirige Me Abdoulaye Wade. Depuis cette date, l’affaire est sous silence.

QUI  SONT LES COMMANDITAIRES DE LA MORT DE ME SEYE ?

Plusieurs versions ont été livrées. Des révélations faites par des présumés complices, face à une famille meurtrie. Mais l’affaire Me  Seye qui tarde à être élucidée ne doit pas être oubliée dans les tiroirs.  C’est le Sénégal qui a subi l’assassinat le plus touchant de son histoire. Selon toujours nos sources,  le 15 mai 1993, six jours après la tenue des élections (9 mai 1993), pendant que les Sénégalais attendaient les résultats des élections, le Sénégal assiste à l’assassinat de Maître Babacar Seye. C’est aux environs de 15 heures, après une séance de travail, que Maître Babacar Seye, vice-président du Conseil Constitutionnel, avait quitté son bureau au Conseil constitutionnel, pour rejoindre son domicile à Dieuppeul. Il avait emprunté la Corniche-Ouest à bord de son véhicule de fonction R25 immatriculée DK-9110-G. Il y’avait également son chauffeur Abdou Aziz Ngom et à la droite de Me Sèye le brigadier-chef de police Momar Niang, qui assurait sa protection rapprochée. Dans le cadre de l’enquête pour retrouver les assassins de Me Babacar Sèye, Me Abdoulaye Wade et trois autres responsables du Pds (Me Ousmane Ngom, directeur de campagne, Jean Paul Dias et Pape Samba Mboup, chef de protocole) ont été interpellés dans l’après-midi du dimanche 16 mai 1993.

Aux environs de 18 heures, ces derniers et beaucoup de leurs collaborateurs sont arrêtés et gardés en vue. Ils ont été entendus sur l’assassinat de Me Sèye et plusieurs perquisitions ont été faites à leur domicile respectif, et au siège du Parti démocratique sénégalais (Pds). Il s’en est suivi plusieurs enquêtes et arrestations de plusieurs personnes parmi lesquelles Clédor Sène. Leur procès a débuté le lundi 26 septembre 1994 et le 30 septembre de la même année, la Cour d’assises de Dakar a condamné Amadou Clédor Sène à 20 ans de travaux forcés, Assane Diop et Pape Ibrahima Diakhaté à la peine de 18 ans de travaux forcés. Ces derniers seront libérés en janvier 2002. Et plus tard, le 7 janvier 2005, la loi Ezzan fut votée par l’Assemblée nationale du Sénégal pour les amnistier.

Mais toujours, c’est le flou total dans cette affaire. Clédor Sène révèle a révélé dernièrement que : « l’assassinat de Me Seye a été décidé en haut lieu » une sortie que tous les sénégalais ont suivi à la Sentv. Ceci révèle que les commanditaires de l’acte criminel sont bien connus. Dans un pays démocratique, si tel était le cas, le peuple allait demander justice et manifester dans les rues. Depuis ces révélations, l’Etat est presque sourd et le procureur de la République n’a pas jugé nécessaire de réagir car, une loi a été votée à l’assemblée nationale. Mais, je pense, la vie d’une personne est plus qu’importante que tout autre chose. Alors, que justice soit faite. L’ancien maire de la ville de Saint-Louis méritait les honneurs de la nation.Babacar Seye était  un avocat et un homme politique sénégalais bien connu pour son engagement à servir le peuple. l’ancien député-maire de Saint-Louis et ancien vice-président du Conseil constitutionnel, qui mourut assassiné le 15 mai 1993, quelques jours après les élections législatives du 9 mai 1993 demeure toujours dans le cœur de toute sa famille.

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